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un journal pour qui ?

un journal pour qui .....où...comment...combien ?

 

PERIODE : 1980 - 2006

 

.preliminaires :

Un journal pourquoi faire ?
(édition memo –lotus )

Premièrement pour passer le temps ( ou le perdre )
Dernièrement pour voyager ( par la pensée ) et gagner ainsi de l'espace

Que peut on souhaiter de plus
Dans une vie faite d'espace et de temps

Un conseil ami lecteur amie lectrice : ne saute pas à pieds joints dans cet ouvrage ,si tu perds pied ne comptes pas sur l'auteur pour te tirer d'embarras
Un homme averti ,dit-on , en vaut deux
Ça tombe bien : tu pourras dialoguer avec toi-même en lisant ce livre

 

 


 

Je commence par des observations generales sur mes obsessions :  les series des ( Ai - Bi ) par ex  

Il semble difficile dans certains cas de distinguer une aptitude d’un besoin ( A pour aptitude ...B pour ...les indices = individus )

Ex : devrait-on parler d’aptitude à la création ou de besoin de créer ?

Idem pour les besoins (ou aptitudes) au risque , commandement ; sommeil et rêve etc ..

On serait presque tenté de généraliser cette observation à toute la série des ( Qi-Di)

Qi pour ensemble des qualites -  Di pour défauts

Cf. paper (Bi-Ai) (Ni-Ai)  

 les auttres sujets/angoisses/preoccupations ....

je n'exagère pas : certaines pensées sont si angoissantes qu'elles paralysent les reflexes du sommeil

je cite sans souci d'ordre :

- les problemes du classement - qu'est ce qui est le plus important ?

- la repartition des tâches 

- inegalites...imparites

- la societe multi-critères ( ci-apres  S.M.C ) et langage complexe

liste non exhaustive. Comme si la pensée pouvait épuiser le réel !



 

Suite de la discussion des ( Ai-Bj)

Hypothèse ( hasardeuse ? ) l’homme montre plus d’aptitude à la continuité – donc tâches répétitives – la femme a plus d’aptitude à la nouveauté –donc elle serait mieux placée dans les fonctions artistiques et /ou de recherche

Vrai ou faux ?

Comment expliquer l’attirance des femmes pour les tâches d’assistance –secrétaires , infirmières …- ? Je ne considère pas l’atavisme comme une explication scientifique

N’est-il pas curieux que l’aptitude à transmettre la vie – la femme ne donne pas la vie , elle la transmet – soit compatible avec le besoin d’auto-destruction ? -tendances suicidaires anorexie etc …-

Réciproquement on pourrait associer le besoin de construire avec l’aptitude à la destruction

Plus généralement on pourrait dire : les besoins et aptitudes de destruction et de construction sont complémentaires , mais attention !

Si l’on généralise trop les associations des besoins et des aptitudes on ne pourrait plus en tirer aucune conclusion pratique

On notera d’après les vides et les interrogations que :

  1. Un besoin peut engendrer plusieurs aptitudes ; réciproquement une aptitude peut couvrir plusieurs besoins

  2. Il peut exister des aptitudes ‘ ou des besoins ) sans complément – contrepartie

  3. De ce qu’une aptitude n’est pas conjuguée avec un besoin il ne suit pas nécessairement qu’elle soit inutile -même observations pour les besoins toutefois je vois mal à quel besoin pourraient correspondre certains talents exceptionnels –les calculateurs prodiges par exemple – le besoin de rêve ?

  4. Aptitudes et besoins peuvent avoir la même dénomination (  ex : les besoins d’alimentation et de loisirs sont couverts par les aptitudes à se nourrir et à se divertir ) Ce n’est pas la pauvreté de la réflexion qui est ainsi incriminée mais la faiblesse du langage

  5. Cette même insuffisance du langage peut nuire à la cohérence de l’analyse : ainsi le besoin d’Absolu peut sembler inutile puisqu’il n’a pas de contrepartie

  6. Mais le concept d’utilité doit être banni de l’univers des ( Ai-Bi) Il existe simplement des besoins inassouvis et des aptitudes inemployées

 

7- L’ordre d’apparition des (Ai-Bi) n’est pas toujours naturel ou évident pour un groupe : Doit-on dire par exemple : notre besoin d’oxygène a façonné nos poumons –donc notre aptitude à respirer – ou bien au contraire que notre aptitude à séparer l’oxygène du bioxyde de carbone a entrainé notre besoin de respirer ?

Et que dire de cet agencement « naturel » qui couvre les besoins de certains êtres par les aptitudes du milieu c-a-d d’autres êtres .Pour ne pas déborder de l’exemple de l’oxygène déjà cité ; que ferions nous de tout ces gaz que nous rejetons s’il n’y avait pas ces merveilleuses créatures que sont les arbres  ?

 

 En définitive le domaine reste largement ouvert à la réflexion ( je me répète , mais mieux vaut deux précautions qu ’une imprudence par omission )

                                                 ___________________________________________________________

 10 Octobre 1981

Il y a ceux et celles …

.................. 

Extrait S-912 : Principes d’organisation sociale (P.O.S)

 passage censuré - j'explique pourquoi en fin de journal ( 2006 )

 

 


 

La croissance est un mythe (**)

 

S’il existe une loi de conservation de l’énergie elle doit être générale, sinon il n’y a pas plus de conservation que d’énergie . Dans ce cas l’homme pourrait puiser indéfiniment dans les réserves sans se préoccuper de l’avenir . « Fais ce qu’il te plait «  a été en somme le principe conducteur de l’activité humaine jusqu’au début de la deuxième moitié de ce siècle

On connaît maintenant la suite : les aberrations de l’industrie débridée et la reaction écologique – ou écologiste-

 

On peut donc avancer le postulat suivant : la loi de conservation de l’énergie inclut l’activité de l’homme dans le processus général de conversion et d’échange des diverses formes d’énergies

Peut-on en déduire la responsabilité de l’homme dans l’équilibre de ces échanges ?

La définition circulaire des aptitudes et des besoins est compatible avec un équilibre des échanges économiques et avec un espace social ouvert . Donc l’égalité des pertes et des gains retirés du jeu social ou économique ne limite en rien l’étendue ou la durée du jeu.

Sur le plan physique la stabilité de l’univers est garantie par une absence de limites finies dans ses dimensions. En effet dans un univers infini l’hypothèse d’une destruction brutale de l’équilibre des échanges d’énergie a des chances pratiquement nulles de se réaliser . Il est évident qu’il ne faudrait pas réduire l’univers au système solaire par exemple ; un système étoile-planètes peut très bien être détruit dans ses propres dimensions sans que la distribution de matière au sein de l’univers en soit affectée

Pour revenir au plan économique , il est donc exclu qu’un homme ou une collectivité puissent gagner quelque chose qui ne soit pas perdu par un autre homme ou collectivité

…………

L’idée même de croissance économique est fondée sur un mythe absurde :

Le mythe d’un rendement supérieur à un , ce qui ne s’est jamais produit pour aucune machine connue à ce jour. Et la machine économique n’est finalement que la somme des machines industrielles et humaines. Si l’on répugne à assimiler l’homme à une machine pour des raisons morales ou autres , l’analogie sur le plan physique n’en est pas moins indéniable : un homme consomme de l’énergie sous une forme donnée et la restitue sous une autre forme ; admettre qu’il puisse restituer à la terre plus que ce qu’il en aurait reçu relève de la croyance au miracle

Soit dit en passant , le miracle de la multiplication des pains pourrait rendre aujourd’hui un sacré service aux pays du tiers monde.
Ces mêmes pays qui ont fait les frais de la soi-disant croissance économique , et qu’il faudra bien rembourser d’une manière ou d’une autre

 


 

 

Non daté 1981

 

Il ne peut exister aucune forme satisfaisante de gouvernement des sociétés tant que l’aptitude à gouverner n’est pas définie par opposition au besoin correspondant .. Certes le besoin d’être dirigé existe bel et bien mais il n’est rien moins que clair .

Comme il a souvent été répété dans les P.O.S les erreurs dans les répartition des tâches proviennent essentiellement de ce que les principes sont explorés de façon linéaire , alors que tout ce qui touche au vivant évolue de façon cyclique . 
Voiçi un exemple (trivial) d’aberrations auxquelles peuvent conduire les principes d’organisation sociale appliqués de manière uniforme ou monolinéaire

les principes en cause içi ont trait à la division des tâches et la rémunération du travail

Le rond-de-cuir qui va au bureau déplacer la poussière est rémunéré pour ses « efforts » mais le poivrot qui se rend lui aussi tous les jours au bistrot doit payer pour avoir son litre de rouge. Où est donc la logique de cette discrimination ?

Le lecteur n’est-il pas convaincu de l’équivalence de ces deux situations ? Alors discutons : mais je le préviens pour qu’il sache où nous allons :je vais montrer que ces deux situations sont équivalentes à deux points de vue , au moins. Et si elles le sont à deux points de vue opposés alors elles seront aussi opposables – donc symétriques – à deux points de vue identiques .

Considérons justement les deux points de vue sur lesquels est fondé ce racisme qui exclut du même traitement un salarié et un artiste . Je ne voudrais pas que le lecteur salarié ou  artiste

Se sente offensé par de telles identifications du rond-de-cuir au salarié et du clochard à l’artiste ; il ne faudrait pas non plus avoir de préjugés à l’égard de termes familiers ; s’ils sont utilisés dans une réflexion comme celle-çi sur les disfonctionnements de la société c’est parcequ’ils sont précisément révélateurs d’une tournure d’esprit .
*


Cette parenthèse mondaine refermée revenons maintenant à l’objet propre de notre discussion

Je rappelle qu’il s’agit de trouver deux principes opposés au traitement identique de deux individus assignés à des tâches différentes.. Ces deux principes seront le travail et le loisir .

Il n’y a pas si longtemps on considérait les loisirs comme un besoin inavouable, contrairement au travail , lequel etait la liberté et la santé . Indépendamment de l’erreur sur l’étymologie ,on est revenu aujourd’hui de cette erreur d’appréciation : les loisirs sont des besoins qui suscitent des aptitudes – donc des emplois- ils sont donc aussi utiles que le travail .

Mieux : on trouve normal qu’un homme se tue à la tâche mais on impose une série de limitations à l’utilisation de véhicules ou à la consommation de stupéfiants ; pourtant tous ces individus ne font qu’exprimer des besoins naturels .

Les concepts d’utilité et de travail ne sont que deux exemples parmi des milliers d’autres notions qui divisent les sociétés sans qu’il soit possible de dire comment et pourquoi . essayez en effet de trouver une définition de l’utilité ou du travail et vous allez parcourir des dizaines de traités sans trouver une réponse satisfaisante

La seule manière , à mon avis de résoudre correctement le problème de répartition des tâches c’est d’adopter une hierarchie circulaire , autrement dit de considérer qu’aucune activité ne peut avoir une importance absolue . C’est en établissant des priorités qu’un gouvernement commence par désorganiser la société.

En conclusion suivant les deux principes opposés ( travail et loisir ) les deux situations sont identiques ; l’aptitude au loisir du clochard équilibre l’aptitude au travail du salarié : tous deux sont esclaves de leurs besoins

Considérons maintenant deux principes identiques ( ou quasi-identiques ) bonheur et liberté

De ce point de vue les deux situations sont opposées , en effet l’aptitude (ou le besoin ) du clochard pour le bonheur et la liberté sont infiniment supérieurs à ceux ou celles du salarié

La sagesse conseille d’éviter toute discussion stérile sur la prétendue utilité du travail : on ne peut pas en effet associer deux termes aussi flous et prétendre conduire un raisonnement valide . D’une manière générale on ne peut pas « utiliser «  le concept d’utilité pour classer les aptitudes ( ou les besoins) car l’utilité n’est ni un besoin ni une aptitude .rappelons ce qui a été dit précedemment : seule une aptitude peut servir de critère de classification des aptitudes

On a donc montré – laborieusement peut-etre – le second point

 (*)

 

Quand j’ai écrit ce texte je ne savais pas encore que faire les poubelles pouvait un jour devenir une tâche comme les autres . Aujourd’hui en 2001 je suis convaincu qu’un jour il faudra payer une patente pour faire la manche ou faire les poubelles

J’ai même lu quelque part qu’une société payait des gens pour essayer des matelas : voilà encore une activité nouvelle pour les clochards qui aiment tellement dormir , on peut y ajouter une autre : goûteur de vins , ce qui les changerait des piquettes qu’ils consomment d’habitude . On voit donc que les possibilités d’occupations sont infiniment extensibles , c’est bien à une multiplication des activités que tendrait une hierarchie circulaire .

(*)

Tous les besoins naturels ( et même soi-disant contre-nature ) sont respectables ; et une société a le devoir de les satisfaire. Si un individu mange comme quatre le groupe doit pourvoir à ses besoins au même titre que pour les appétits d’oiseau .
Sur ce point l’introduction du RMI en France ces dernières années a constitué une révolution . le système existait déjà dans d’autres pays sous d’autres noms . Mais les réformateurs ont cru devoir l’entourer de précautions oratoires diverses : il ne faudrait en aucun cas , selon eux que le revenu d’un oisif excède celui d’un travailleur .

Je dis au contraire qu’un individu oisif doit recevoir de la société plus qu'un actif

Pourquoi ?.... 

Pour la raison bien simple qu’il a plus d’occasions de dépense . et l’aptitude à dépenser est aussi « utile » à la collectivité que l’aptitude au gain

Eliminons l’argument moral : si tu estimes cher lecteur qu’on ne peut pas payer des gens à ne rien faire essaye donc de rester toute une journée sans rien faire – si tu as pour habitude de travailler – et tu verras que ce n’est pas chose facile . 
de proche en proche on en arrive à la conclusion suivante : c’est le mimétisme qui provoque les tensions sur les marchés des biens « utiles » ou nécessaires à la survie d’une population

Si chaque individu se comportait en suivant ses propres inclinations et non celles du voisin la société avancerait plus vite vers une solution d’équilibre des besoins par les aptitudes

 

 

1982-1984 : Notes de voyages

 

La même prière devant les « Niagara falls »

Pourquoi éprouve-t-on le besoin de faire partager à d’autres ses impressions de voyages ?

Je ne connais rien de plus ennuueux que les notes de voyages de Gyu de Maupassant dire que c’est le même auteur qui écrivît « Bouvard et Péquchet »

 

 

dossier écrit (Notes)

J’ai retrouvé une fois des notes sur une visite de la ville de Florence , il était mentionné que j’avais visité le tombeau de Dante , et je n’avais absolument aucun souvenir de cette visite

Il m’est arrivé de me retrouver dans une cité dont je me demandais si les impressions et sensations qu’elle évoquait , ou devrais-je dire qu’elle provoquait provenait d’une visite antérieure ou d’images vues à la télévision . Ceci date bien évidemment de la période où je fréquentais encore ce medium de notre civilisation décadente

 

 


 

 

Non daté (1985 ?)

Bonheur économique et Social Welfare

Code de discussion (S-812) 28-43 page 126

On veut montrer la faillite des systèmes fondés sur le principe de direction sociale unique ou unitaire

Pour être viable un « système » social doit être bipolaire

Si l’on choisit le progrès comme base de l’évolution sociale alors le progrès doit être mesuré sur deux dimensions au moins

De la même façon l’idée de bonheur ou satisfaction des besoins ne saurait constituer une direction sociale linéaire

Il n’est pas difficile d’étendre ces observations à tous les idéaux sociaux tels que la justice , la liberté ; l’égalité (sous les réserves de cet ouvrage etc …)

Autrement dit les principes de progrès , bonheur , justice ne peuvent pas être interpretés d’une seule manière mais de deux au moins , par suite ils ne suivent pas une trajectoire uniforme unidimensionnelle ,mais une courbe cyclique , ce sont donc des fonctions circulaires

 

Le temps n’est peut-être pas éloigné où l’on pourrait mesurer l’idéal d’une société avec la même précision que l’idéal d’un polynome

 



Une base sociale est nécessairement formée de deux ou plusieurs couples



On ne peut par exemple fonder une société stable sur les termes liberté –égalité -fraternite en ignorant les opposés de définition de ces trois termes –voir ci-dessus -

En utilisant seulement trois couples (M-F) , (L-C) et (S-U) on aurait des « citoyens «  du type : F-L-S ou encore M-C-U

C’est-a-dire des femmes libérées solidaires ou des hommes complexés(contraints) et égoistes

Ce classement semble plus proche de la réalité que les manichéismes « blancs ou noirs »

L’application de cette méthode à la devise de la R.F. donnerait

H-L-E-F soit : un homme libre partisan de l’égalité et de la fraternité (autant dire une denrée fort rare)

Et son alter –égo : une femme non libérée non égalitariste non fraternaliste

On est libre de ses opinions non ?

 

__________________1985

Extraits FW sans date précise :

 

On devrait faire l’inventaire des apories au sein d’une société

Dans les P.O.S j’ai répertorié une centaine de problèmes qui divisent la société en deux parties égales , comme le ferait un diamètre dans l’exemple de la répartition des tâches

Ainsi les problèmes de la gestion des richesses , des drogues ( au sens large) du travail , de l’éducation , de dieu ou du gouvernement sont reposés avec une régularité de métronome au fil des générations

Ne pourrait-on décréter une fois pour toutes que l’évolution sociale est soumise à variation cyclique et renvoyer tous ces bavards dans leurs foyers ?

Oui , mais que ferait-on si on ne peut même plus critiquer son gouvernement ?

 

 

Mardi 14 Janvier 1986

J’ai relu mon journal de 1982 : A propos de la démocratie je disais :

« Elle va peut-être périr sous les efforts de quelques fous , de quelques sages et de l’inertie des masses indifférentes « 

Je suis toujours fier de pouvoir dire que je suis fier de moi

Il n'en a pas toujours été ainsi par le passé : mes pensées sur ms pensées étaient tout simplement lethales 

Pour la suite mon opinion est plus mitigée

« Ne valait-il pas mieux laisser les rois sur leur trône et les paysans sur leurs terres ?

Allusion aux révolutions de 1789 et suivantes, je continue la citation :

« Si le gouvernement des hommes et un métier ne vaudrait-il pas mieux qu’il se transmît par hérédité comme tous les métiers véritables ?

Suivent ensuite des considérations sur les mérites des diverses formes de gouvernement : monarchie , démocratie et…anarchie

Pourquoi ne laisse-t-on pas les individus libres d’agir ou de ne pas agir à leur guise ?

Parcequ’on a peur que leur comportement ne fasse perdre leurs illusions à ceux qui croient à la nécessité d’une conduite sociale

Et aussi leurs revenus à ceux qui n’y ont jamais cru , mais qui entretiennent une peur qui les fait vivre.

Comment peut-on peut-être sûr que des individus en régime libre c-a-d privés de gouvernement puissent se conduire plus mal qu’ils ne le font avec une direction sociale ?

Parcequ’on a déjà fait l’expérience ?

Oui certes, mais comme je l’ai souligné ailleurs cette expérience n’est jamais allée très loin , on a reculé devant cette explosion des instincts comme on aurait peur d’un ressort qui se détend brutalement . Combien d’exemples d’initiatives généreuses ont tourné court à cause de cette peur ; ON en revient toujours au chiffon rouge agité par les partisans de l’ordre

Le moins que puisse faire un politicien en effet c’est de refuser d’admettre qu’une société livrée à elle-même , c-a-d obéissant à la loi de la Nature puisse se comporter exactement – à l’amplitude et lafréquence près- comme elle le fait maintenant .


                                                                                                                   *

 

C’est la conclusion importante de cette discussion : Une société qu’elle soit libre ou dirigée est toujours soumise au même mouvement : une oscillation entre le bien et le mal , un va-et-vient entre des valeurs hautes et des valeurs basses etc …

Seules l’amplitude et la fréquence des mouvements peuvent varier de façon imprévisible

Ce qui peut être exprimé de différentes manières :

Une société libre ne serait pas davantage infiniment mauvaise qu’un société dirigée n’a pu être infiniment bonne

En permutant les termes « bien et mal «  d’une part et « liberté »-contrainte » d’autre part on pourrait dire : Si une société dirigée ( ou contrainte ) n’a pu être orientée uniquement vers le bien alors une société libre ne serait pas davantage orientée uniquement vers le mal.
C’est parcequ’on oublie toujours d’associer les deux parties d’un mouvement circulaire qu’on  en est venu à admettre l’hypothèse d’une libération infinie des instincts du mal sans admettre sa contrepartie pour le bien .En fait il ne peut y avoir une telle chose que l’évolution linéaire , c-a-d- orientée toujours dans le même sens ,des instincts positifs et négatifs des individus.

 

« Aller jusqu’au bout de ses idées « 

 

On sait bien que les hommes ne vont jamais jusqu’au bout

Et que veut dire au juste « jusqu’au bout «  dans un univers qui n’a pas de bout ?

 

Quelle est ma pensée aujourd’hui ?

Tous les systèmes se valent à condition de respecter les deux termes du couple ( ou principe) sur lequel ils sont fondés . Par exemple admettre que le liberté et la contrainte font partie intégrante du système , et corriger tout débordement d’amplitude ou/et de fréquence d’un terme sur l’autre .

On peut toujours se gargariser de mots , mais l’inscription de la liberté dans la constitution ne nous a pas permis de mieux cerner l’idée de liberté , depuis le temps qu’on parle d’égalité , l’esclavage a pu renaître sous les formes les plus diverses ; les rapports de l’OCDE ou de l’ONU sur le fossé entre les pays riches et pays les pauvres se sont succédé avec une régularité déprimante . Quant à la fraternité elle n’intéresse en tout état de cause qu’une moitié de la population puisque les femmes revendiquent aujourd’hui l’autre moitié

 

 

Jeudi 3 Juillet 1986

 

J’ai retrouvé en fouillant mes dossiers des reflexions des années 60

Dans leur ouvrage « Programmation linéaire et gestion économique –Trad Dunod 1962-

Les Professeurs Samuelson Solow et Dorfman définissent l’espérance psychologique comme la valeur moyenne des utilités associées aux diverses possibilités ( de gains ou de pertes retirées du jeu )…mais les problèmes de mesurabilité (sic) de l’utilité seront examinés plus tard … » (p494-495)

Comme cette définition provient de l’avant –dernier chapitre et que le dernier chapitre était consacré à l’algèbre matricielle , j’ai comme l’impression que les auteurs ont ajourné la question sine die…

Sage décision !

 

Même si l’utilité est une notion « fumeuse » comme le souligne Le Garf dans son dictionnaire informatique elle n’en constitue pas moins un sujet important dans toute quête scientifique

En associant cette notion aux autres couple tels que liberté ou vérité le raisonnement complexe peut contribuer à faire avancer la discussion

Mais on ne voit pas à quoi pourraient correspondre des expressions telles que « liberté de l’utilité par opposition à l’utilité de la liberté

Ou bien utilité de la vérité et vérité de l’utilité

Toutefois les limites du langage ne doivent pas restreindre la pensée ; : ce n’est pas parcequ’une expression n’a pas de sens dans le langage d’aujourd’hui qu’elle ne pourrait pas enrichir la reflexion de demain

Le langage complexe est décidément la solution idéale aux problèmes de disfonctionnements de la société

Mais peut-on parler de solution unique lorsqu’on affirme par ailleurs que l’évolution vers une société multi-critères est inéluctable ?

Il faut donc coupler le L.C. avec le principe de hierarchie circulaire

 

14 Juillet

 

Ils me font rire , ceux qui vous disent ; Dieu n’aime pas les tièdes

Ou encore Dieu préfère ceci ou cela

 

Mais ils me feraient aussi pleurer d’être si bête

Qu’il faille recourir à des adjectifs humains

Pour supputer des préférences aussi divines

 

Jeudi 4 Décembre 1986

Je me réveille aujourd’hui avec la tête vide . Confirmation du cycle à la fois sur le plan intérieur et extérieur : certains jours j’ai mille choses en tête et d’autres jours comme celui-çi c’est le désert , aura-t-on un jour l’explication psychologique de ces hauts et bas ?

 

Même jour le 25 décembre

 

D’où nous vient notre insatiable besoin de classifications

L’instinct primordial et fondamental ( O-I) ?

Il y ceux qui classent les gens en deux catégories

Il y a les optimistes et les pessimistes

Et après ?

Ne devrait-on pas plutôt se fier à la Nature qui nous lance des défis :

Les défis par ex ; des défauts inemployés , les difformités , les handicaps et les monstruosités

Vous ne pensez pas que les handicaps constituent des défis ?

Alors vous faites partie des pessimistes

Ou peut-être des pisse-vinaigre

Ou encore des éternels ronchons

Ou encore …

Melle V*** voulez vous me classer ce dossier avec …tenez , avec les ..affaires non classées !

Mince ! le patron est de mauvais poil aujourd’hui … remarque la collègue de V***

 

 

Lundi 2 février 1987

L’utilité est aux aptitudes ce qu’est la nécessité aux besoins

Mais n’ai-je pas dit quelque part qu’il fallait bannir le mot utilité du monde des (Ai-Bi)

Flagrant délit de contradiction

Utilité objective et subjective sont-elles fonctions l’une de l’autre ?

A développer....

 

Mercredi 24 Juin 1987

Je me demande parfois : quand les lecteurs liront ces lignes pourront ils jamais imaginer ce qu’elles m’ont coûté en nuits blanches et journées noires ?

 

 


 

(*) additif 2001 : je ne pense pas avoir pensé à une patente à  cette époque

(**) sur le mythe de la croissance :

Il existe parait-il , un mouvement "décroisance "  dont je n'ai eu connaissance qu'à la faveur de la campagne elctorale

Eux non plus ne m'ont pas demandé mon avis , ou mon autorisation ....

Il ferait beau voir - et tellement cocasse aussi - que l'auteur du "langage complexe - L.C. dans le texte -

puisse demander des comptes d'auteurs...à des tiers 

lui qui affirme en maints endroits de cet ouvrage que nos idées ne nous appartiennent qu'à moitié

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