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journal de philosophe II (...) suite : paradoxes

105

Un journal pourquoi faire ?

(édition memo –lotus )

 

 

Un conseil ami lecteur amie lectrice : ne saute pas à pieds joints dans cet ouvrage ,si tu perds pied ne comptes pas sur l’auteur pour te tirer d’embarras

Un homme averti ,dit-on , en vaut deux

Ça tombe bien : tu pourras dialoguer avec toi-même en lisant ce livre

 

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Longtemps après 1969

 

Ce n’est pas la NASA qui a envoyé un américain sur la lune c’est le président Kennedy a preuve : la deuxième ( ou la troisième ?) mission a failli mal tourner dès qu’il n’était plus là

pour la soutenir

Que vient faire , va se demander le lecteur , que vient faire la volonté politique dans un problème d’exploration de l’espace ?

Je me le demande parfois

Mais d’autres fois je me dis que la volonté d’un homme moyen est si chancelante qu’il lui faut des appuis extérieurs pour s’affirmer

Je cite dans ce même journal un autre exemple – américain aussi , c’est une simple coïncidence – où un président fort a réussi là un autre président ,faible celui-là ; a lamentablement échoué

Vous ne voyez pas de qui je veux parler ?

Relisez alors les dossiers de presse relatifs à l’affaire des otages américains en Iran –fin des années 70 -

 

 

1982 (Non daté)

 

J’ai assisté hier à une discussion sur les otages américains en Iran

Jusqu’où iront les petites puissances dans leur désir de vengeance ?

Une femme a fait remarquer très justement que la volonté d’un seul homme pouvait parfois faire toute la différence

L’histoire des otages américains en Iran ( Carter le faible et Reagan le fort )

Date ?

Le pouvoir de la volonté en politique : on a raison de parler de masses lorsqu’il est question de foules . Pour faire perdre sa direction à un courant il suffit de le relier à la masse

Une nation de plusieurs millions d’âmes galvanisée par la volonté d’un seul homme

Il n’y a que sur terre qu’on peut voir de  tels phénomènes !»

 

 

 

Pour une malheureuse histoire de plaquette de diamants la France aura perdu vingt années

On pourrait débiter Giscard d’Estaing de certaines choses mais on pourrait au moins porter à son actif une modification des mentalités sur les privatisations et plus généralement l’entrée de la France dans l’ére libérale

A qui doit-on ce retard , car tôt ou tard il faudra bien que les français avalent les pillules amères des réformes nécessaires

« le Canard « : ne pas mélanger la politique et la galéjade

Méfie toi des gens qui te font rire dit le proverbe

 

 

Différence entre connaissance et savoir ; je connais la philosophie puisque j’en ai toujours fait sans le savoir ; mais les livres de philosophie ne m’ont rien appris

 ou  si peu  que j'ai du mal à me remémorer quelque signe que ce soit

1984

Réaction des auditeurs lorsque vous leur parlez d’une chose : vous avez dù lire l’ouvrage d’un tel : sois raisonnable lecteur si on passait son temps à lire où donc trouverait –on le temps de réfléchir ?

Et accessoirement d’écrire

 

1984

 

Comment on arrive à prendre ses désirs pour la réalité

 

J’ai été condamné aujourd’hui à payer 500 francs à l’Etat pour un défaut d’assurance

Grâce soit rendue aux juges ; les policiers eux m’avaient infligé une amende de 5200 Francs

Mais la cause n’a pas été entendue car je voulais profiter de cet auditoire improvisé pour dresser un réquisitoire général contre le système des assurances

Peut-être est il encore trop tôt : un jour les français ne pourront plus supporter que l’Etat puisse verser des subventions déguisées aux compagnies d’assurances ; lesquelles n’ont vraiment pas besoin de l’argent des contribuables pour alimenter leur immense trésorerie

A-t-on jamais cherché à savoir ai-je dit au juges s’il existait une corrélation entre le nombre des accidents de la circulation par exemple et le taux de couverture des risques par les assureurs ?

-Mais si vous n’êtes pas assuré m’a assuré M ; l juge vous vous exposez à ….et à …

Que répondre ?

La Justice et moi n’étions pas sur la même longueur d’onde

Je persiste à penser que les juges de France et d’ailleurs sont ‘en général) les meilleurs hommes et femmes qu’il m’ait été donné de rencontrer

Ce n’est pas eux qui ont contribué –comme l’ont fait les policiers – à séparer le public de leur profession

 

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Comment les lois peuvent avoir des effets pervers

Paiements par chèques – ^politique de natalité et pillule – impôts versus dons associatifs , solidarité etc …considérer le travail comme une denrée périssable alors que plus on travaille plus on ouvre des possibilités d’emploi pour autrui

Solution : la loi alternative ( extraits P.O.S )*

Solution provisoire : assigner une durée de validité aux lois dès leur promulgation

Quand on pense qu’il existe encore des lois du XVII et XVIII èmes siècles !

 

 

 

 

Non daté 1979

 

Tableau de classification des (besoins-Aptitudes)

 

CODE

BESOIN

APTITUDE

TACHES CORRESPONDANTES

 

Dieu

Soumission ?

Vivre ?

 

Vie

Mort

Chasse , combats versus (vs) Education

 

Dépense

Epargne

Recette

Achats vs ventes

Donner vs Recevoir

 

Plaisir

Souffrance

Jeux , loisirs vs travail (droits et devoirs)

 

Changement

Stabilité

Activités liées aux soins vs Débauche

 

Rêve

Réalité

Construction vs Destruction

 

Solitude

Multitude

Reflexion vs action

 

Rayonnement

Absorption

Tâches masculines vs féminines

 

Unité

Diversité

Religions ,Associations vs politique

 

Direction

Soumission

Exécution

Commandement vs « tâches ménagères »Obeissance vs révolte

 

Discipline

Révolte

Tâches répétitives vs Révolutions, rénovation ou innovayion

 

Activité

Passivité

Tâches manuelles vs Intellectuelles

 

Invention

Imitation

Arts , Recherche vs Gestion , Maintenance

 

 

 

 

 

Notes :

A quoi pourrait bien correspondre le Besoin de Dieu ?

Mystère et boule de gomme ! Un sentiment d’angoisse ou d’insécurité peut-être ?

Le besoin de communiquer est couvert par l’aptitude à communiquer i-e : le langage

Autre argument en faveur de l’origine divine du langage

Le besoin de communion peut-être aussi ? s’il est distinct de la communication

Ou bien encore le besoin d’Absolu , il y a matière à recherche sur ce point …

 

Commentaire du tableau ….I-1

 

Remarque préliminaire : Il est possible de lire le tableau à l’envers c-a-d de remplacer chaque aptitude par le besoin correspondant

 

Ainsi le besoin de mort sert à équilibrer l’aptitude à vivre , le besoin de recevoir est le complément de l’aptitude à la dépense , l’aptitude au changement est le complément du besoin de stabilité etc …

Jusqu’au besoin de mimétisme qui est le complément de l’aptitude à innover

On dit d’une personne qu’elle a un rayonnement social lorsqu’elle a en face d’elle d’autres personnes susceptibles d’absorber ce rayonnement , autrement dit de faire miroir à son besoin d’être admirée . L’image du miroir est utile pour le classement des séries (Ai-Bi) . certains termes sont tout simplement des antonymes ; Sur cet exemple simple on peut voir que le rêve est à la réalité ce qu’est la soumission à la révolte

 

Nous en arrivons enfin …par là où nous avions commencé :

D’où vient le besoin de dieu ?

Et comment peut-il être confondu avec le besoin de communiquer ? ou d’Absolu

La solution de ce problème passe par une analyse des mots et de leur rôle dans notre vie

Selon les écritures c’est dieu qui a permis à notre ancêtre Asam de nommer les choses

Précisons tout de suite que nous ne croyons pas à la thèse de l’origine unique de l ‘être humain et nous expliquons ailleurs pourquoi ( chaque chose en son temps )

La seule explication acceptable à « l’origine » des mots est une solution complexe : c-a-d qu’il existe une partie du langage qui nous échappe et une autre qui est en notre pouvoir

Il en va de même pour les besoins (Ni) ou (Bi) qui ne peuvent s’exprimer qu’avec les mêmes termes que leur contrepartie (Ai)

Si on ne peut utiliser un mot comme base du langage – i-e des autres mots

De la même manière un besoin fut-il suprême , ne saurait servir de repère référentiel à l’espace de tous les besoins ( et aptitudes)

 

Le lecteur a-t-il compris pourquoi nous avons mis le mot «  origine «  entre guillemets ?

Sinon il ferait mieux de relire ce qui précède

L’origine est au langage ce qu’est le trait au visage ( dessin au paysage)

________________________

 

Exercice de R.C .(*)

A toi maintenant lecteur , la balle est dans ton camp : A quel besoin pourrait correspondre l’aptitude à la timidité , ou à l’épargne ?

On le voit le domaine de recherche est immense

 

Observations en vrac :

 

 

Il semble difficile dans certains cas de distinguer une aptitude d’un besoin

Ex : devrait-on parler d’aptitude à la création ou de besoin de créer ?

Idem pour les besoins (ou aptitudes) au risque , commandement ; sommeil et rêve etc ..

On serait presque tenté de généraliser cette observation à toue la série des ( Qi-Di)

Cf. paper (Bi-Ai) (Ni-Ai)

 

Hypothèse ( hasardeuse ? ) l’homme montre plus d’aptitude à la continuité – donc tâches répétitives – la femme a plus d’aptitude à la nouveauté –donc elle serait mieux placée dans les fonctions artistiques et /ou de recherche

Vrai ou faux ?

Comment expliquer l’attirance des femmes pour les tâches d’assistance –secrétaires , infirmières …- ? Je ne considère pas l’atavisme comme une explication scientifique

N’est-il pas curieux que l’aptitude à transmettre la vie – la femme ne donne pas la vie , elle la transmet – soit compatible avec le besoin d’auto-destruction ? -tendances suicidaires anorexie etc …-

Réciproquement on pourrait associer le besoin de construire avec l’aptitude à la destruction

Plus généralement on pourrait dire : les besoins et aptitudes de destruction et de construction sont complémentaires , mais attention !

Si l’on généralise trop les associations des besoins et des aptitudes on ne pourrait plus en tirer aucune conclusion pratique

On notera d’après les vides et les interrogations que :

1-Un besoin peut engendrer plusieurs aptitudes ; réciproquement une aptitude peut couvrir plusieurs besoins

2-Il peut exister des aptitudes ‘ ou des besoins ) sans complément – contrepartie

3-De ce qu’une aptitude n’est pas conjuguée avec un besoin il ne suit pas nécessairement qu’elle soit inutile -même observations pour les besoins toutefois je vois mal à quel besoin pourraient correspondre certains talents exceptionnels –les calculateurs prodiges par exemple – le besoin de rêve ?

4-Aptitudes et besoins peuvent avoir la même dénomination (  ex : les besoins d’alimentation et de loisirs sont couverts par les aptitudes à se nourrir et à se divertir ) Ce n’est pas la pauvreté de la réflexion qui est ainsi incriminée mais la faiblesse du langage

5-Cette même insuffisance du langage peut nuire à la cohérence de l’analyse : ainsi le besoin d’Absolu peut sembler inutile puisqu’il n’a pas de contrepartie

6-Mais le concept d’utilité doit être banni de l’univers des ( Ai-Bi) Il existe simplement des besoins inassouvis et des aptitudes inemployées

 

7- L’ordre d’apparition des (Ai-Bi) n’est pas toujours naturel ou évident pour un groupe : Doit-on dire par exemple : notre besoin d’oxygène a façonné nos poumons –donc notre aptitude à respirer – ou bien au contraire que notre aptitude à séparer l’oxygène du bioxyde de carbone a entrainé notre besoin de respirer ?

Et que dire de cet agencement « naturel » qui couvre les besoins de certains êtres par les aptitudes du milieu c-a-d d’autres êtres .Pour ne pas déborder de l’exemple de l’oxygène déjà cité ; que ferions nous de tout ces gaz que nous rejetons s’il n’y avait pas ces merveilleuses créatures que sont les arbres  ?

 

 

 

En définitive le domaine reste largement ouvert à la réflexion ( je me répète , mais mieux vaut deux précautions qu ’une imprudence par omission )

 

 

10 Octobre 1981

Il y a ceux et celles …

qui  s'alignent sur les reactions  de leur interlocuteur , au cours d'un dialogue

Et les autres , qui n'en tiennent aucun compte

EXTRAITS

 Extrait S-912 : Principes d’organisation sociale (P.O.S)

 

 La croissance est un mythe

 

S’il existe une loi de conservation de l’énergie elle doit être générale, sinon il n’y a pas plus de conservation que d’énergie . Dans ce cas l’homme pourrait puiser indéfiniment dans les réserves sans se préoccuper de l’avenir . « Fais ce qu’il te plait «  a été en somme le principe conducteur de l’activité humaine jusqu’au début de la deuxième moitié de ce siècle

On connaît maintenant la suite : les aberrations de l’industrie débridée et la reaction écologique – ou écologiste-

 

On peut donc avancer le postulat suivant : la loi de conservation de l’énergie inclut l’activité de l’homme dans le processus général de conversion et d’échange des diverses formes d’énergies

Peut-on en déduire la responsabilité de l’homme dans l’équilibre de ces échanges ?

La définition circulaire des aptitudes et des est compatible avec un équilibre des échanges économiques et avec un espace social ouvert . Donc l’égalité des pertes et des gains retirés du jeu social ou économique ne limite en rien l’étendue ou la durée du jeu.

Sur le plan physique la stabilité de l’univers est garantie par une absence de limites finies dans ses dimensions. En effet dans un univers infini l’hypothèse d’une destruction brutale de l’équilibre des échanges d’énergie a des chances pratiquement nulles de se réaliser . Il est évident qu’il ne faudrait pas réduire l’univers au système solaire par exemple ; un système étoile-planètes peut très bien être détruit dans ses propres dimensions sans que la distribution de matière au sein de l’univers en soit affectée

Pour revenir au plan économique , il est donc exclu qu’un homme ou une collectivité puissent gagner quelque chose qui ne soit pas perdu par un autre homme ou collectivité

…………

L’idée même de croissance économique est fondée sur un mythe absurde :

Le mythe d’un rendement supérieur à un , ce qui ne s’est jamais produit pour aucune machine connue à ce jour. Et la machine économique n’est finalement que la somme des machines industrielles et humaines. Si l’on répugne à assimiler l’homme à une machine pour des raisons morales ou autres , l’analogie sur le plan physique n’en est pas moins indéniable : un homme consomme de l’énergie sous une forme donnée et la restitue sous une autre forme ; admettre qu’il puisse restituer à la terre plus que ce qu’il en aurait reçu relève de la croyance au miracle

Soit dit en passant , le miracle de la multiplication des pains pourrait rendre aujourd’hui un sacré service aux pays du tiers monde.

Ces mêmes pays qui ont fait les frais de la soi-disant croissance économique , et qu’il faudra bien rembourser d’une manière ou d’une autre

 

 

Non daté 1981

 

Il ne peut exister aucune forme satisfaisante de gouvernement des sociétés tant que l’aptitude à gouverner n’est pas définie par opposition au besoin correspondant .. Certes le besoin d’être dirigé existe bel et bien mais il n’est rien moins que clair .

Comme il a souvent été répété dans les P.O.S les erreurs dans les répartition des tâches proviennent essentiellement de ce que les principes sont explorés de façon linéaire , alors que tout ce qui touche au vivant évolue de façon cyclique .

Voiçi un exemple (trivial) d’aberrations auxquelles peuvent conduire les principes d’organisation sociale appliqués de manière uniforme ou monolinéaire

les principes en cause içi ont trait à la division des tâches et la rémunération du travail

Le rond-de-cuir qui va au bureau déplacer la poussière est rémunéré pour ses « efforts » mais le poivrot qui se rend lui aussi tous les jours au bistrot doit payer pour avoir son litre de rouge. Où est donc la logique de cette discrimination ?

Le lecteur n’est-il pas convaincu de l’équivalence de ces deux situations ? Alors discutons : mais je le préviens pour qu’il sache où nous allons :je vais montrer que ces deux situations sont équivalentes à deux points de vue , au moins. Et si elles le sont à deux points de vue opposés alors elles seront aussi opposables – donc symétriques – à deux points de vue identiques .

Considérons justement les deux points de vue sur lesquels est fondé ce racisme qui exclut du même traitement un salarié et un artiste . Je ne voudrais pas que le lecteur salarié ou  artiste

Se sente offensé par de telles identifications du rond-de-cuir au salarié et du clochard à l’artiste ; il ne faudrait pas non plus avoir de préjugés à l’égard de termes familiers ; s’ils sont utilisés dans une réflexion comme celle-çi sur les disfonctionnements de la société c’est parcequ’ils sont précisément révélateurs d’une tournure d’esprit .

*

 

Cette parenthèse mondaine refermée revenons maintenant à l’objet propre de notre discussion

Je rappelle qu’il s’agit de trouver deux principes opposés au traitement identique de deux individus assignés à des tâches différentes.. Ces deux principes seront le travail et le loisir .

Il n’y a pas si longtemps on considérait les loisirs comme un besoin inavouable, contrairement au travail , lequel etait la liberté et la santé . Indépendamment de l’erreur sur l’étymologie ,on est revenu aujourd’hui de cette erreur d’appréciation : les loisirs sont des besoins qui suscitent des aptitudes – donc des emplois- ils sont donc aussi utiles que le travail .

Mieux : on trouve normal qu’un homme se tue à la tâche mais on impose une série de limitations à l’utilisation de véhicules ou à la consommation de stupéfiants ; pourtant tous ces individus ne font qu’exprimer des besoins naturels .

Les concepts d’utilité et de travail ne sont que deux exemples parmi des milliers d’autres notions qui divisent les sociétés sans qu’il soit possible de dire comment et pourquoi . essayez en effet de trouver une définition de l’utilité ou du travail et vous allez parcourir des dizaines de traités sans trouver une réponse satisfaisante

La seule manière , à mon avis de résoudre correctement le problème de répartition des tâches c’est d’adopter une hierarchie circulaire , autrement dit de considérer qu’aucune activité ne peut avoir une importance absolue . C’est en établissant des priorités qu’un gouvernement commence par désorganiser la société.

En conclusion suivant les deux principes opposés ( travail et loisir ) les deux situations sont identiques ; l’aptitude au loisir du clochard équilibre l’aptitude au travail du salarié : tous deux sont esclaves de leurs besoins

Considérons maintenant deux principes identiques ( ou quasi-identiques ) bonheur et liberté

De ce point de vue les deux situations sont opposées , en effet l’aptitude (ou le besoin ) du clochard pour le bonheur et la liberté sont infiniment supérieurs à ceux ou celles du salarié

La sagesse conseille d’éviter toute discussion stérile sur la prétendue utilité du travail : on ne peut pas en effet associer deux termes aussi flous et prétendre conduire un raisonnement valide . D’une manière générale on ne peut pas « utiliser «  le concept d’utilité pour classer les aptitudes ( ou les besoins) car l’utilité n’est ni un besoin ni une aptitude .rappelons ce qui a été dit précedemment : seule une aptitude peut servir de critère de classification des aptitudes

On a donc montré – laborieusement peut-etre – le second point

 

Quand j’ai écrit ce texte je ne savais pas encore que faire les poubelles pouvait un jour devenir une tâche comme les autres . Aujourd’hui en 2001 je suis convaincu qu’un jour il faudra payer une patente pour faire la manche ou faire les poubelles

J’ai même lu quelque part qu’une société payait des gens pour essayer des matelas : voilà encore une activité nouvelle pour les clochards qui aiment tellement dormir , on peut y ajouter une autre : goûteur de vins , ce qui les changerait des piquettes qu’ils consomment d’habitude . On voit donc que les possibilités d’occupations sont infiniment extensibles , c’est bien à une multiplication des activités que tendrait une hierarchie circulaire .

Tous les besoins naturels ( et même soi-disant contre-nature ) sont respectables ; et une société a le devoir de les satisfaire. Si un individu mange comme quatre le groupe doit pourvoir à ses besoins au même titre que pour les appétits d’oiseau .

Sur ce point l’introduction du RMI en France ces dernières années a constitué une révolution . le système existait déjà dans d’autres pays sous d’autres noms . Mais les réformateurs ont cru devoir l’entourer de précautions oratoires diverses : il ne faudrait en aucun cas , selon eux que le revenu d’un oisif excède celui d’un travailleur .

Je dis au contraire qu’un individu oisif doit recevoir de la société plus qu’un actif

Pourquoi ?

Pour la raison bien simple qu’il a plus d’occasions de dépense . et l’aptitude à dépenser est aussi « utile » à la collectivité que l’aptitude au gain

Eliminons l’argument moral : si tu estimes cher lecteur qu’on ne peut pas payer des gens à ne rien faire essaye donc de rester toute une journée sans rien faire – si tu as pour habitude de travailler – et tu verras que ce n’est pas chose facile .

de proche en proche on en arrive à la conclusion suivante : c’est le mimétisme qui provoque les tensions sur les marchés des biens « utiles » ou nécessaires à la survie d’une population

Si chaque individu se comportait en suivant ses propres inclinations et non celles du voisin la société avancerait plus vite vers une solution d’équilibre des besoins par les aptitudes

 

 

 

1982-1984 : Notes de voyages

 

La prière dans la mosquée d’Istambul - pour un chrétien est-ce bien raisonnable

 La même prière devant les « Niagara falls »

Pourquoi éprouve-t-on le besoin de faire partager à d’autres ses impressions de voyages ?

Je ne connais rien de plus ennuyeux que les notes de voyages de Guy de Maupassant dire que c’est le même auteur qui écrivît « Bouvard et Péquchet »

 

 

dossier écrit (Notes)

J’ai retrouvé une fois des notes sur une visite de la ville de Florence , il était mentionné que j’avais visité le tombeau de Dante , et je n’avais absolument aucun souvenir de cette visite

Il m’est arrivé de me retrouver dans une cité dont je me demandais si les impressions et sensations qu’elle évoquait , ou devrais-je dire qu’elle provoquait provenait d’une visite antérieure ou d’images vues à la télévision . Ceci date bien évidemment de la période où je fréquentais encore ce medium de notre civilisation décadente

 

 

 

Non daté (1985 ?)

Bonheur économique et Social Welfare

Code de discussion (S-812) 28-43 page 126

On veut montrer la faillite des systèmes fondés sur le principe de direction sociale unique ou unitaire

Pour être viable un « système » social doit être bipolaire

Si l’on choisit le progrès comme base de l’évolution sociale alors le progrès doit être mesuré sur deux dimensions au moins

De la même façon l’idée de bonheur ou satisfaction des besoins ne saurait constituer une direction sociale linéaire

Il n’est pas difficile d’étendre ces observations à tous les idéaux sociaux tels que la justice , la liberté ; l’égalité (sous les réserves de cet ouvrage etc …)

Autrement dit les principes de progrès , bonheur , justice ne peuvent pas être interpretés d’une seule manière mais de deux au moins , par suite ils ne suivent pas une trajectoire uniforme unidimensionnelle ,mais une courbe cyclique , ce sont donc des fonctions circulaires

 

Le temps n’est peut-être pas éloigné où l’on pourrait mesurer l’idéal d’une société avec la même précision que l’idéal d’un polynome

 

25 Juin 82

Anniversaire : je fête cette année mes 40 ans

 

Champagne et petits fours , ambiance etc …

Mais je ne suis pas content , pourquoi fête –t-on des anniversaires ?

Qu’y a-t-il de festif dans l’avance d’une année vers la vieillesse et la mort

Il y a décidément beaucoup de choses qui me confondent dans les habitudes et traditions de la société ; Ne peut-on songer à se réunir sans penser à faire ripaille ?

 

Non daté 1984

Répartition des tâches

 

 

Hierarchie Circulaire et répartition des tâches

 dessin : passage d'un organigramme - plan , à une sphère en passane par un bi-cone

 relation circulaire : X est  le supérieur  de Y pour les affaires  TECHNIQUES ; Y est le supérieur de X pour les affaires  JURIDIQUES

QUAND LE NOMBRE DE FONCTIONS SOCIALES AUGMENTE AU SEIN D UN GROUPE  LA HIERARCHIE  NE PEUT PLUS ETRE REPRESENTEE AUTREMENT QUE PAR UNE SPHERE

LA MULTIPLICITE DES  DOMAINES DE FONCTIONS  / CRITERES-PLANS /  EST UN BON INDICATREUR  DE L EVOLUTION D UNE SOCIETE

C EST  CE QU INDIQUE AUSSI  L ACRONYME   S.M.C

 

(effacer)

 

Répartir les tâches de telle manière que chaque

individu ait son jour de gloire , est-ce possible ?

 

Oui ,si le spectre des activités était tellement étendu qu’il

Serait impossible aux projecteurs des media de s’oublier

plus d’une journée sur une activité donnée

 

diamètres - couples :

Masculin – Féminin (M-F)

Liberté-Contrainte (L-C)

Argent – Bonheur  (A-B)

Egalité – Multiplicité (

Solidarité - Unicité

Justice - force

Fraternité - Inimitié

Opposition Identification

Toutes les fois qu’une fonction est créee au sein de la société multicritère , on doit lui associer immédiatement son conjugué de définition . La condition étant que la base sociale sur laquelle s’appuie la répartition des tâches est toujours un multiple de deux

 

 

Une base sociale est nécessairement formée de deux ou plusieurs couples

On ne peut par exemple fonder une société stable sur les termes liberté –égalité -fraternite en ignorant les opposés de définition de ces trois termes –voir ci-dessus -

En utilisant seulement trois couples (M-F) , (L-C) et (S-U) on aurait des « citoyens «  du type : F-L-S ou encore M-C-U

C’est-a-dire des femmes libérées solidaires ou des hommes complexés (contraints) et égoistes

Ce classement semble plus proche de la réalité que les manichéismes « blancs ou noirs »

L’application de cette méthode à la devise de la R.F. donnerait

H-L-E-F soit : un homme libre partisan de l’égalité et de la fraternité (autant dire une denrée fort rare)

Et son alter –égo : une femme non libérée non égalitariste non fraternaliste

On est libre de ses opinions non ?

 

_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

 

1985

Extraits FW sans date précise :

 

On devrait faire l’inventaire des apories au sein d’une société

Dans les P.O.S j’ai répertorié une centaine de problèmes qui divisent la société en deux parties égales , comme le ferait un diamètre dans l’exemple de la répartition des tâches

Ainsi les problèmes de la gestion des richesses , des drogues ( au sens large) du travail , de l’éducation , de dieu ou du gouvernement sont reposés avec une régularité de métronome au fil des générations

Ne pourrait-on décréter une fois pour toutes que l’évolution sociale est soumise à variation cyclique et renvoyer tous ces bavards dans leurs foyers ?

Oui , mais que ferait-on si on ne peut même plus critiquer son gouvernement ?

 

 

Mardi 14 Janvier 1986

J’ai relu mon journal de 1982 : A propos de la démocratie je disais :

« Elle va peut-être périr sous les efforts de quelques fous , de quelques sages et de l’inertie des masses indifférentes « 

Je suis toujours fier de pouvoir dire que je suis fier de moi

Pour la suite mon opinion est plus mitigée

« Ne valait-il pas mieux laisser les rois sur leur trône et les paysans sur leurs terres ?

Allusion aux révolutions de 1789 et suivantes, je continue la citation :

« Si le gouvernement des hommes et un métier ne vaudrait-il pas mieux qu’il se transmît par hérédité comme tous les métiers véritables ?

Suivent ensuite des considérations sur les mérites des diverses formes de gouvernement : monarchie , démocratie et…anarchie

Pourquoi ne laisse-t-on pas les individus libres d’agir ou de ne pas agir à leur guise ?

Parcequ’on a peur que leur comportement ne fasse perdre leurs illusions à ceux qui croient à la nécessité d’une conduite sociale

Et aussi leurs revenus à ceux qui n’y ont jamais cru , mais qui entretiennent une peur qui les fait vivre.

Comment peut-on peut-être sûr que des individus en régime libre c-a-d privés de gouvernement puissent se conduire plus mal qu’ils ne le font avec une direction sociale ?

Parcequ’on a déjà fait l’expérience ?

Oui certes, mais comme je l’ai souligné ailleurs cette expérience n’est jamais allée très loin , on a reculé devant cette explosion des instincts comme on aurait peur d’un ressort qui se détend brutalement . Combien d’exemples d’initiatives généreuses ont tourné court à cause de cette peur ; ON en revient toujours au chiffon rouge agité par les partisans de l’ordre

Le moins que puisse faire un politicien en effet c’est de refuser d’admettre qu’une société livrée à elle-même , c-a-d obéissant à la loi de la Nature puisse se comporter exactement – à l’amplitude et la fréquence près- comme elle le fait maintenant .

                                                                                              ************

 

C’est la conclusion importante de cette discussion : Une société qu’elle soit libre ou dirigée est toujours soumise au même mouvement : une oscillation entre le bien et le mal , un va-et-vient entre des valeurs hautes et des valeurs basses etc …

Seules l’amplitude et la fréquence des mouvements peuvent varier de façon imprévisible

Ce qui peut être exprimé de différentes manières :

Une société libre ne serait pas davantage infiniment mauvaise qu’un société dirigée n’a pu être infiniment bonne

En permutant les termes « bien et mal «  d’une part et « liberté »-contrainte » d’autre part on pourrait dire : Si une société dirigée ( ou contrainte ) n’a pu être orientée uniquement vers le bien alors une société libre ne serait pas davantage orientée uniquement vers le mal.

C’est parcequ’on oublie toujours d’associer les deux parties d’un mouvement circulaire qu’on on en est venu à admettre l’hypothèse d’une libération infinie des instincts du mal sans admettre sa contrepartie pour le bien .En fait il ne peut y avoir une telle chose que l’évolution linéaire , c-a-d- orientée toujours dans le même sens ,des instincts positifs et négatifs des individus.

 

« Aller jusqu’au bout de ses idées « 

 

On sait bien que les hommes ne vont jamais jusqu’au bout

Et que veut dire au juste « jusqu’au bout «  dans un univers qui n’a pas de bout ?

 

Quelle est ma pensée aujourd’hui ?

Tous les systèmes se valent à condition de respecter les deux termes du couple ( ou principe) sur lequel ils sont fondés . Par exemple admettre que le liberté et la contrainte font partie intégrante du système , et corriger tout débordement d’amplitude ou/et de fréquence d’un terme sur l’autre .

On peut toujours se gargariser de mots , mais l’inscription de la liberté dans la constitution ne nous a pas permis de mieux cerner l’idée de liberté , depuis le temps qu’on parle d’égalité , l’esclavage a pu renaître sous les formes les plus diverses ; les rapports de l’OCDE ou de l’ONU sur le fossé entre les pays riches et pays les pauvres se sont succédé avec une régularité déprimante . Quant à la fraternité elle n’intéresse en tout état de cause qu’une moitié de la population puisque les femmes revendiquent aujourd’hui l’autre moitié

 

 

Jeudi 3 Juillet 1986

 

J’ai retrouvé en fouillant mes dossiers des reflexions des années 60

Dans leur ouvrage « Programmation linéaire et gestion économique –Trad Dunod 1962-

Les Professeurs Samuelson Solow et Dorfman définissent l’espérance psychologique comme la valeur moyenne des utilités associées aux diverses possibilités ( de gains ou de pertes retirées du jeu )…mais les problèmes de mesurabilité (sic) de l’utilité seront examinés plus tard … » (p494-495)

Comme cette définition provient de l’avant –dernier chapitre et que le dernier chapitre était consacré à l’algèbre matricielle , j’ai comme l’impression que les auteurs ont ajourné la question sine die…

Sage décision !

 

Même si l’utilité est une notion « fumeuse » comme le souligne Le Garf dans son dictionnaire informatique elle n’en constitue pas moins un sujet important dans toute quête scientifique

En associant cette notion aux autres couple tels que liberté ou vérité le raisonnement complexe peut contribuer à faire avancer la discussion

Mais on ne voit pas à quoi pourraient correspondre des expressions telles que « liberté de l’utilité par opposition à l’utilité de la liberté

Ou bien utilité de la vérité et vérité de l’utilité

Toutefois les limites du langage ne doivent pas restreindre la pensée ; : ce n’est pas parcequ’une expression n’a pas de sens dans le langage d’aujourd’hui qu’elle ne pourrait pas enrichir la reflexion de demain

Le langage complexe est décidément la solution idéale aux problèmes de disfonctionnements de la société

Mais peut-on parler de solution unique lorsqu’on affirme par ailleurs que l’évolution vers une société multi-critères est inéluctable ?

Il faut donc coupler le L.C. avec le principe de hierarchie circulaire

 

14 Juillet

 

Ils me font rire , ceux qui vous disent ; Dieu n’aime pas les tièdes

Ou encore Dieu préfère ceci ou cela

 

Mais ils me feraient aussi pleurer d’être si bête

Qu’il faille recourir à des adjectifs humains

Pour supputer des préférences aussi divines

 

Jeudi 4 Décembre 1986

Je me réveille aujourd’hui avec la tête vide . Confirmation du cycle à la fois sur le plan intérieur et extérieur : certains jours j’ai mille choses en tête et d’autres jours comme celui-çi c’est le désert , aura-t-on un jour l’explication psychologique de ces hauts et bas ?

 

Même jour le 25 décembre

 

D’où nous vient notre insatiable besoin de classifications

L’instinct primordial et fondamental ( O-I) ?

Il y ceux qui classent les gens en deux catégories

Il y a les optimistes et les pessimistes...et les diverses variations  sur ce spectre

Et après ?

Ne devrait-on pas plutôt se fier à la Nature qui nous lance des défis :

Les défis par ex ; des défauts inemployés , les difformités , les handicaps et les monstruosités

Vous ne pensez pas que les handicaps constituent des défis ?

Alors vous faites partie des pessimistes

Ou peut-être des pisse-vinaigre

Ou encore des éternels ronchons

Ou encore …

-" Melle V*** voulez vous me classer ce dossier avec …tenez , avec les ..affaires non classées !

 -" Mince ! le patron est de mauvais poil aujourd’hui … remarque la collègue de V***

 

 

Lundi 2 février 1987

L’utilité est aux aptitudes ce qu’est la nécessité aux besoins

Mais n’ai-je pas dit quelque part qu’il fallait bannir le mot utilité du monde des (Ai-Bi)

Flagrant délit de contradiction

Utilité objective et subjective sont-elles fonctions l’une de l’autre ?

A développer

 

Mercredi 24 Juin 1987

Je me demande parfois : quand les lecteurs liront ces lignes pourront ils jamais imaginer ce qu’elles m’ont coûté en nuits blanches et journées noires ?

Il est des idées qui me harcèlent à un point tel que je me sente obligé d’aller courir ou de prendre un somnifère pour les effacer de mon esprit

 

Seulement voilà ; il y a l’autre face : si je voulais faire vraiment œuvre sociale utile , me dis-je quelquefois , pourquoi ne pas écrire des romans . Seules les fictions peuvent prétendre faire rêver les gens , les discours philosophique n’est pas très divertissant. Lorsque je lis certains ouvrages de fiction , je me dis que je pourrais faire cent fois mieux avec mes pieds . Mais dès que je suis face à la page blanche ma belle assurance s’envole . Une simple phrase du genre : les feuillages des arbres ne laissaient guère filtrer les rayons d’un soleil d’automne … » exige des efforts surhumains . Et il se trouve des gens pour parler d’écriture automatique

Bien malin celui qui pourrait dire pourquoi la Nature nous a préparé à faire telle chose plutôt que telle autre.

Décidément le problème de la répartition des aptitudes est encore plus important que je ne le supposai a priori

Non daté

 

 

Vouloir c’est vouloir ce qu’on ne veut pas « 

A dit le poête

Les poêtes et les artistes aiment à exagerer

Mais voudrait on leur en vouloir qu’on ne saurait pouvoir

Vouloir ce qu’on ne désire pas ou bien ne pas vouloir ce qu’on désire ?

Où se situe la vraie manifestation de la volonté

Curieuse faculté qui peut abattre des montagnes et se coucher devant une souris

La volonté est une fonction circulaire

Pourquoi s’échiner à trouver des extrémités à ce qui tourne ?

 

 

Vendredi 11 Septembre 1987

 

Needs and Abilities (Ni-Ai) ou ( Ai-Bi)

Soit dit cher lecteur pour t ‘éviter de t’endormir

Et accessoirement pour te montrer que moi aussi j’aime voyager sans « french letters

L’équivalent outre-manche des capotes anglaises

Petite incise : quel juge départagera définitivement le lion anglais du coq français – le contentieux est aussi long que lourd -

 

Mais revenons aux choses sérieuses : comment établir une correspondance entre les aptitudes des individus et leurs besoins ?

Voir Cor. France Culture (Généreux –Rousset)

Peut-on parler de science économique sans avoir défini au préalable les besoins et aptitudes

Comme si on faisait de la chimie sans distinguer les états de la matière ( solides liquides et gaz ) ou la physique nucléaire sans référence au tableau de Mendéléev

 

Non daté

J’ai réflechi aujourd’hui à un

Essai de classification des (Ai-Bi )

Besoins physico-chimiques des cellules (protides lipides glucides)

Quelles sont les aptitudes des cellules ?

Individu – groupe – relations entre groupes (3 niveaux de définitions )

Séries de Fourier (ai et bi) l’application est-elle possible ?

Quel projet grandiose ! Si seulement j’avais plusieurs vies

Tableau de correspondances des besoins + et besoins - (A-812 ) et S-818

Les aptitudes seraient donc des charges positives ?

Coefficients d’adaptation d’une aptitude à un besoin permet d’éviter l’écueil des évaluations et recours au concept « fumeux «  d’après Le Garf (*) d’utilité

Du reste l’utilité elle-même ne serait-elle pas une adaptation des aptitudes aux besoins ?

J’ai noté en marge «  à rédiger «  mais vu le temps vu l’espace…

Tu sais ce que c’est ?

 

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Mardi 17 Novembre 1987

Etrange sentiment que la peur !

Il y a ceux – ou celles – qui le fuient comme la peste et ceux qui le recherchent comme on court après une drogue , ou une illusion

La peur « en général » n’a pas plus de sens que la vérité en général

Mais on croit savoir ce qu’est la peur de la vérité

Eviter de dire les vérités qui blessent «  ai-je noté il y a quelque temps dans une de mes tablettes : aussitôt noté aussitôt oublié , comme toutes les bonnes résolutions des débuts d’années . ce qui me confirme dans l’idée – aurais-je oublié cela aussi ?- qu’on ne connaît que ce qu’on n’a jamais appris ; et on ne peut apprendre que ce que notre « Nature » daigne nous permettre de connaître

 

Mardi 29 Décembre 1987

 

Magie du cycle

Source de tous les miracles

C’est grâce à lui qu’on peut dire d’une chose qu’elle est et n’est pas

Dans un même lieu et un même temps

En alternance

Amen

 

Samedi 12 Mars 1988 Parler de l’onde de la gravitation c’est comme parler en l’air …de l’air. Pourtant va rétorquer le lecteur il existe des expressions telles que vérité de la vérité ou vitesse de la vitesse . Alors pourquoi cette injustice du langage , quoique le mot injustesse serait plus approprié . pourquoi n’avoir pas forgé un mot pour désigner la vérité secondaire comme on l’a fait pour la vitesse secondaire – ou accélération –Mais je ne vois toujours pas ce que serait une gravitation secondaire

A propos : combien de millions ou de milliards consacre-t-on à cette autre illusion de la recherche scientifique ?

 

Dimanche 26 Juin 1988

 

Lendemain de fête

Reflexions inspirées par un documentaire sur la « sauvagerie «  animale

Ne trouves tu pas ami (e) lecteur (trice) qu’on confond quelquefois notre désir de justice avec le cri du cœur . On devrait se méfier aussi des cris du cœur qui mélangent souvent réalité avec apparence .

je vois venir aussitôt l’argument : où commence la réalité et où s’arrête l’apparence ?

Mais pourquoi la Nature nous aa –t-elle donné ces deux choses ?

Aujourd’hui je ne me sens pas le courage d’entrer dans ce débat ;je dirais en tout état de cause que le cœur n’est jamais très bon juge lorsqu’il est question de bonnes causes et mauvais effets

 

Jeudi 22 Septembre 1988

 

Retour sur l’une de mes obsessions : l’adaptation des aptitudes aux besoins

Que devient le besoin de réussite dans une société équilibrée

Une société est en équilibre chaque besoin correspond à une aptitude et une seule . Les différences ou les variations en plus ou en moins des aptitudes et des besoins s’annulent deux à deux sur une période. La période est définie comme l’intervalle de temps séparant deux passages de la société par la même situation.. On peut aussi la définir comme le rapport des différences d’amplitudes des changement des individus à la différence des fréquences de ces changements. Dans une société idéale ce rapport est égal à un puisque les variations d’amplitude sont exactement opposées aux variations de fréquence. Dans une telle société l’individu le plus élevé à la fréquence la plus faible et l’individu le moins élevé a la fréquence la plus forte. Un individu « quelconque » est toujours placé de telle sorte qu’il soit à la fois supérieur et inférieur à tous les autres ; On arrive à ce résultat en définissant autant de combinaisons du couple initial (temps-espace) qu’il y aurait d’individus

Ouf !

Ne pourrait –on pas revenir à des préoccupations plus terre-a-terre ? va se demander le lecteur

Qu’à cela ne tienne ! et que ta volonté soit faite :

Ne sens tu pas la différence entre ces associations de termes : réussite sociale d’une part et d’autre part volonté sociale ou justice sociale ?

 

Une nuit sans lune et sans date par conséquent

 

« Le succès sans echecs , ça n’existe pas «  a-t-on dit

première interprétation :pour un individu donné les leçons tirées des échecs sont indispensables au succès

Deuxième interprétation : comment définir le succès si l’on n’a pas défini au préalable l’échec

La liste n’est pas close , car pour l’individu qui échoue la définition du succès n’est pas l’opposé exact de la définition de l’échec pour l’individu qui a réussi

Tu n’es pas convaincu ?

Un tel a réussi , croit-il en sacrifiant tous ses autres talents à la seule ambition, fort bien !

Ne crois tu pas qu’il faille plus de courage – et donc plus de mérite- à assumer sa nature envers et contre tous ?

Plutôt que de lutter pour se faire admettre dans un monde d’où l’on s’est délibérément exclu par le mépris

Avant d’imposer ta volonté aux autres tu dois t’abaisser devant maints caprices

Je ne connais aucun « grand » qui n’ai pas une piètre opinion de soi et des autres

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Extrait de P.O.S p.176

 

Il peut paraître curieux qu’on consacre un journal à des spéculations aussi laborieuses , aussi éloignées des préoccupations de tout un chacun

Tu ne diras pas cher lecteur que je ne t’ai pas prévenu : pour moi il est plus facile de manier des idées générales que des « tâches ménagères »Il y a bien des gens qui passent leur vie à glauser sur le bon usage du subjectif . Combien de thèses écrites restent à jamais inconnues du public .

N’est-ce pas admirable un homme qui consacre toute sa vie à étudier les mœurs des abeilles ?

Le monde est plus riche qu’on ne croit

 

Dimanche 11 Décembre 1988

Le raisonnement complexe(R.C.) : un jeu de couples

Ex : comment comparer : Volonté de puissance et puissance de la volonté

Liberté de la justice et justice de la liberté

Le brouillard qui entoure ces expressions se dissiperait à mesure qu’on avancerait dans l’association des principes envisagés comme autant de couples

 

 

Besoins et Aptitudes (Ai-Bi) (suite)

 

Extrait du dossier S- 818 pp 259 et suivantes

 

Ecrits de 1979 : On peut discuter longtemps du problème suivant :

Lequel des besoin ou de l’aptitude à l’ordre ( ou au désordre) est apparu le premier ?Ce problème a déjà été rencontré içi (*) quoique sous une autre forme : C’est le problème de l’opposition, entre le fond et la forme ou bien entre la Nature et l’habitude

Nous l’avons déjà résolu – ou plutôt éludé , car il a une infinité de solutions –

Le fond et la forme sont des Hypothèses sur l’orientation de la Vie . Mais comme la vie est –elle-même un phénomène circulaire, c-a-d qui n’est orientée dans un sens que par relation avec un autre sens ; alors les distinctions entre nature et milieu , forme et fond inné et acquis etc …ne sont que des phases de l’évolution : elles peuvent être précisément « en phase » ou en opposition . L’équivalence des termes secondaires « forme du fond et fond de la forme «  peut être un argument à l’appui de cette thèse. Sans chercher à s’en tirer avec une pirouette comme le font les mathématici

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